Davos, ou l’Opéra des Égo-Montagnes
Chaque année, les puissants gravissent les Alpes comme des pèlerins mystiques… sauf qu’au lieu de chercher l’illumination, ils cherchent le Wi-Fi sécurisé et un panel où ils pourront dire « Nous devons agir » sans jamais agir.
Davos, le grand Mercato des élites
À Davos, on ne vient pas seulement pour parler climat ou inclusion. On vient surtout pour se montrer, se jauger, se repérer. C’est le Mercato hivernal des élites mondiales, où les futurs dirigeants croisent les stratèges des grands réseaux d’influence.
Dans les couloirs feutrés, entre deux panels sur « l’avenir durable », on échange des cartes, des promesses, des idées — et parfois des carrières.
Les organisations transnationales, think tanks et clubs d’influence y observent, y testent, y connectent.
Pas de recrutement officiel, bien sûr.
Mais un ballet discret où chacun cherche la nouvelle étoile montante, le jeune talent à intégrer, le manager global de demain.
Davos, c’est un peu comme un marché des transferts… sauf que les joueurs portent des costumes trois pièces et parlent de gouvernance mondiale.
Les jets privés : ballet écologique
Rien n’est plus beau que ce moment où 1 500 jets privés se posent pour discuter… de la réduction des émissions.
C’est un peu comme organiser une conférence sur la sobriété dans un casino de Las Vegas.
Le “Davos Man” : espèce protégée
On le reconnaît à :
- son badge VIP (plus rare qu’un panda géant),
- son sourire crispé,
- sa capacité à dire « inclusion » en oubliant d’inviter les gens concernés.
Le capitalisme responsable™
À Davos, on adore le capitalisme responsable.
C’est comme un loup qui expliquerait comment améliorer la sécurité dans la bergerie.
« Nous devons protéger les moutons », dit-il, en essuyant une plume coincée entre ses dents.
Panels philosophiques
- Comment sauver le monde sans changer nos habitudes
- Inégalités : pourquoi c’est regrettable, mais pas trop quand même
- Climat : peut-on compenser nos émissions en plantant trois ficus dans le hall du Hilton ?
La neutralité suisse mise à rude épreuve
Entre les chefs d’État qui ne se parlent pas, ceux qui se parlent trop, et ceux qui viennent juste pour les photos, Davos ressemble parfois à un dîner de famille où tout le monde fait semblant d’aller bien.
Le retour de Trump : l’ingrédient pimenté
Il arrive, il parle, il dérange, il attire les caméras comme un aimant.
Davos adore et déteste en même temps.
Un peu comme un dessert trop sucré : on sait que ce n’est pas raisonnable, mais on reprend quand même une cuillère.
Les manifestants : les seuls à avoir froid
Pendant que les élites débattent dans des salles chauffées à 24°, les manifestants grelottent dehors en criant « Un autre monde est possible ».
À l’intérieur, on répond : « Oui, mais après le brunch. »
Davos : le bal des invisibles
Sous les chalets suisses et les panels sur « l’inclusion », se cache une autre réunion — celle des architectes silencieux de l’économie mondiale.
On murmure que derrière chaque badge VIP se cache un membre du CFR, du groupe Bilderberg, ou de la Commission Trilatérale.
Ce sont les chorégraphes du désordre, les metteurs en scène du chaos régulé, les maîtres du « soft power » en cravate de soie.
Le ballet des think tanks
Ils ne prennent pas la parole sur scène. Ils sont dans les coulisses, dans les salons feutrés, là où se décident les trajectoires des monnaies, des guerres, des alliances.
Leur langage est codé : « stabilité » signifie contrôle, « croissance » signifie extraction, « résilience » signifie acceptation.
Le puzzle mondialiste
- Le CFR (Council on Foreign Relations) : le cerveau géopolitique.
- Le groupe Bilderberg : le club des influenceurs invisibles.
- La Commission Trilatérale : le triangle magique entre Amérique, Europe et Japon.
Tous réunis à Davos, comme dans une pièce de théâtre où les spectateurs ignorent que les acteurs sont aussi les auteurs.
La grande illusion
Pendant que les médias filment les panels, les vraies discussions ont lieu dans les couloirs, entre deux verres de Riesling.
On parle de « narratif global », de « réalignement stratégique », de « gouvernance adaptative ».
Mais personne ne parle de démocratie, ni de peuples.
Les maîtres du récit
Ils ne dirigent pas les pays. Ils dirigent les récits.
Ils ne possèdent pas les terres. Ils possèdent les cartes.
Ils ne gouvernent pas. Ils influencent ceux qui gouvernent.


