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Accord UE–Inde, pire que le Mercosur !?

Accord UE Inde

Accord UE–Inde : pourquoi ça crispe déjà ?

Ce que disent les faits récents

Les négociations sont en phase finale selon plusieurs sources européennes et indiennes.
L’objectif : conclure un méga‑accord commercial dès la fin janvier 2026.

L’UE présente ça comme un partenariat stratégique majeur.
Mais pour les secteurs français sensibles, l’effet « déjà vu » est total.

Pourquoi les agriculteurs français risquent de bondir

Même si l’accord UE–Inde n’est pas identique au Mercosur, il comporte des risques similaires :

1. Concurrence sur les produits agricoles à forte main‑d’œuvre

L’Inde pousse pour un accès zéro droit de douane sur :

  • textiles
  • cuir
  • produits agro‑alimentaires transformés
  • fruits & légumes
  • riz, sucre, épices…

Ces secteurs sont déjà fragilisés en France.

2. Standards environnementaux et sanitaires très différents

Comme pour le Mercosur, les agriculteurs français craignent :

  • des produits importés moins chers car soumis à moins de normes,
  • une concurrence jugée « déloyale ».

3. Effet cumulatif : Mercosur + Inde = cocktail explosif

Les agriculteurs sont déjà dans la rue pour le Mercosur.
L’arrivée d’un deuxième accord majeur pourrait être perçue comme une double peine.

Et les industriels français ?

Eux, c’est plus nuancé.

Les gagnants potentiels

  • Automobile (export de véhicules européens)
  • Machines industrielles
  • Produits chimiques
  • Pharmaceutique
  • Énergies renouvelables

L’UE veut réduire les droits de douane indiens, souvent très élevés (jusqu’à 100 % sur certains produits).

Les perdants potentiels

  • PME industrielles déjà sous pression
  • Secteurs concurrencés par les importations indiennes à bas coût
  • Entreprises dépendantes d’une main‑d’œuvre locale qualifiée (risque de délocalisation accrue)

Pourquoi la France risque de s’opposer (encore)

Comme pour le Mercosur, Paris met en avant :

  • la protection des agriculteurs,
  • les clauses environnementales,
  • la réciprocité des normes,
  • la préférence européenne dans les marchés publics.

Mais l’UE semble déterminée à conclure, notamment sous pression :

  • des tensions commerciales avec les États‑Unis,
  • de la nécessité de diversifier les chaînes d’approvisionnement,
  • de la compétition avec la Chine.

« Plat de résistance » : oui, mais pour qui ?

Ton ironie est parfaitement dans le ton :

  • Pour les agriculteurs français → un plat indigeste.
  • Pour certains industriels → un menu intéressant.
  • Pour l’UE → un grand banquet géopolitique.
  • Pour l’Inde → une victoire stratégique majeure.

Analyse : Accord UE–Inde — secteur par secteur, qui gagne, qui perd ?

(Basé sur les informations issues des sources Times of India, Parlement européen, Business Standard, World Economic Forum et ORF.)

Secteurs européens (et français) gagnants

1. Automobile & véhicules électriques

  • L’Inde applique aujourd’hui des droits de douane très élevés (jusqu’à 100 %).
  • L’accord vise à les réduire fortement.
    ➡️ Gagnants : constructeurs européens, notamment premium (Allemagne, France, Suède).

2. Machines industrielles & équipements

  • L’UE est déjà un fournisseur majeur de machines pour l’industrie indienne.
  • L’accord faciliterait l’accès au marché et réduirait les coûts.
    ➡️ Gagnants : PME industrielles européennes, exportatrices.

3. Pharmaceutique & chimie fine

  • L’UE veut sécuriser ses chaînes d’approvisionnement.
  • L’Inde veut exporter davantage de médicaments génériques.
    ➡️ Gagnants : big pharma européenne (export) et industrie indienne du générique (import).

4. Énergies renouvelables

  • L’Inde cherche à importer des technologies solaires, hydrogène, stockage.
    ➡️ Gagnants : entreprises européennes des cleantech.

Secteurs européens perdants (ou très exposés)

1. Agriculture européenne

  • L’Inde pousse pour un accès élargi sur : riz, sucre, fruits, légumes, produits transformés.
  • Normes sanitaires et environnementales très différentes.
    ➡️ Perdants : agriculteurs français, déjà fragilisés (fruits, légumes, sucre, riz Camargue, horticulture).

2. Textile & cuir

  • L’Inde est un géant mondial du textile et du cuir.
  • L’accord ouvrirait davantage le marché européen à ces produits à bas coût.
    ➡️ Perdants : filières textiles européennes, notamment PME.

3. Métallurgie & produits basiques

  • L’Inde est compétitive sur l’acier, l’aluminium, les produits semi‑finis.
    ➡️ Perdants : industries européennes à forte intensité énergétique.

Secteurs indiens gagnants

1. Textile, cuir, vêtements

  • Accès élargi au marché européen, réduction des droits de douane.
    ➡️ Gagnants massifs.

2. Agro‑alimentaire transformé

  • L’Inde veut exporter davantage de produits agricoles et transformés.
    ➡️ Gagnants : agro‑exportateurs indiens.

3. Services numériques & IT

  • L’Inde cherche à faciliter la mobilité des travailleurs qualifiés (ingénieurs, IT).
    ➡️ Gagnants : géants indiens du numérique.

Tableau récapitulatif

Secteur UE/France Inde
Automobile 🟢 Gagne 🟡 Neutre
Machines industrielles 🟢 Gagne 🟡 Neutre
Pharmaceutique 🟢 Gagne 🟢 Gagne
Énergies renouvelables 🟢 Gagne 🟡 Neutre
Agriculture 🔴 Perd 🟢 Gagne
Textile & cuir 🔴 Perd 🟢 Gagne
Métallurgie 🔴 Perd 🟡 Neutre
Services numériques 🟡 Neutre 🟢 Gagne