Mondialistes : les Architectes Invisibles
Enquête au cœur des réseaux mondialistes
Prologue : un monde qui se parle en coulisses
Il est un peu plus de 22 heures dans un hôtel discret de la côte ouest de la Norvège.
Dans le hall, les conversations se murmurent, les regards se croisent, les badges se devinent sous les vestes.
Un ancien Premier ministre européen discute avec un PDG de la Silicon Valley.
Un banquier français salue un stratège américain du Pentagone.
Les téléphones sont interdits. Les journalistes ne sont pas admis.
Les portes se referment.
Bienvenue dans l’univers des réseaux transnationaux d’influence :
le Council on Foreign Relations, la Commission Trilatérale, et le Groupe Bilderberg.
Trois noms qui, depuis des décennies, alimentent fantasmes, théories, suspicions — mais aussi fascination.
Trois lieux où se rencontrent ceux qui, sans gouverner officiellement, influencent le monde.
I. Le Council on Foreign Relations : la fabrique américaine du monde
New York, 68th Street. Une façade discrète, un pouvoir immense.
Le CFR n’a rien d’un club secret.
C’est un bâtiment de briques rouges, presque banal, dans l’Upper East Side.
À l’intérieur, pourtant, se joue une partie essentielle de la diplomatie américaine.
Dans une salle tapissée de livres, un ancien ambassadeur débat avec un jeune chercheur.
Sur la table, un exemplaire de Foreign Affairs, la revue maison, que lisent tous les diplomates du monde.
Le CFR, fondé en 1921, est un think tank, mais pas n’importe lequel.
C’est la matrice intellectuelle de la politique étrangère américaine.
On y croise :
- des secrétaires d’État,
- des généraux,
- des PDG du Fortune 500,
- des universitaires de Harvard ou Columbia.
Les Français y sont rares.
Ce n’est pas leur terrain.
Mais certains y passent, invités, observateurs, conférenciers.
Le CFR n’est pas une société secrète.
C’est un laboratoire d’idées, un lieu où se formulent les doctrines qui guideront Washington.
II. La Commission Trilatérale : l’alliance des trois continents
Paris, hôtel particulier du 7e arrondissement. Une réunion discrète.
Dans un salon feutré, une trentaine de personnes prennent place autour d’une grande table ovale.
Un ancien commissaire européen, un économiste japonais, un sénateur américain.
La scène pourrait être celle d’un roman d’espionnage.
C’est en réalité une réunion de la Commission Trilatérale.
Fondée en 1973 par David Rockefeller et Zbigniew Brzezinski, la Trilatérale est née d’une idée simple :
les grandes démocraties industrialisées doivent se coordonner.
Trois pôles :
- Amérique du Nord,
- Europe,
- Asie-Pacifique.
Trois continents, une seule table.
Les Français y ont toujours été nombreux :
hauts fonctionnaires, patrons du CAC40, économistes, diplomates.
On y parle de commerce mondial, de régulation financière, d’énergie, de géopolitique.
Pas de votes, pas de décisions.
Mais des rapports, des recommandations, des réseaux.
La Trilatérale n’est pas un gouvernement mondial.
C’est un club de réflexion stratégique, où se rencontrent ceux qui façonnent les politiques publiques.
III. Le Groupe Bilderberg : le club le plus mystérieux du monde
Un hôtel isolé. Des limousines noires. Des listes de participants qui font trembler les réseaux sociaux.
Chaque année, dans un lieu tenu secret jusqu’à la dernière minute, se réunit le Groupe Bilderberg.
Créé en 1954, il rassemble environ 120 personnalités :
chefs d’État, ministres, PDG, banquiers, universitaires, journalistes.
Les règles sont strictes :
- pas de presse,
- pas d’enregistrement,
- pas de compte rendu,
- discussions sous la règle de Chatham House.
C’est cette opacité qui alimente les fantasmes.
Pourtant, les thèmes sont souvent classiques :
géopolitique, technologie, énergie, sécurité, intelligence artificielle.
Mais ce qui fait la force du Bilderberg, ce n’est pas ce qui s’y dit.
C’est qui s’y parle.
IV. Les Français dans ces réseaux : 40 ans de présence continue
Voici une synthèse narrative des Français qui, depuis les années 1980, ont participé régulièrement à ces cercles.
Je m’appuie ici sur mes connaissances internes, sans données issues de recherche web
1. Les politiques français
Les présidents et futurs présidents
- Valéry Giscard d’Estaing, figure européenne, invité régulier.
- Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, repéré avant son ascension fulgurante.
- Édouard Philippe, discret mais influent, apprécié pour son profil transpartisan.
Les ministres et secrétaires d’État
- Bruno Le Maire, voix française sur les questions économiques.
- Najat Vallaud-Belkacem, invitée lors de son passage au gouvernement.
- Laurence Boone, économiste, sherpa de l’Élysée.
- Pierre Moscovici, commissaire européen, habitué des cercles transatlantiques.
- Jean-Pierre Jouyet, figure centrale de la haute administration.
2. Les hauts fonctionnaires et diplomates
- Jean-Claude Trichet, ancien président de la BCE, membre du comité Bilderberg.
- Pascal Lamy, ex-directeur de l’OMC, figure de la Trilatérale.
- Hubert Védrine, diplomate respecté, voix indépendante.
- Bernard Kouchner, médecin, ministre, globe-trotter politique.
3. Les patrons du CAC40
- Henri de Castries, ex-AXA, président du comité Bilderberg.
- Patrick Pouyanné, TotalEnergies, incontournable sur les questions énergétiques.
- Xavier Niel, entrepreneur, figure de la tech française.
- François-Henri Pinault, luxe et influence culturelle.
- Anne Lauvergeon, Areva, énergie et géopolitique.
- Stéphane Richard, Orange, télécoms et cybersécurité.
4. Les journalistes et intellectuels
- Matthieu Pigasse, banquier et copropriétaire de médias.
- Nicolas Beytout, presse économique.
- Thomas Piketty, économiste mondialement reconnu.
- Dominique Moïsi, géopolitologue, IFRI.
V. Scènes de coulisses : fragments d’un monde discret
Scène 1 : Bilderberg, 2014
Un ministre français discute avec un PDG américain.
Ils parlent d’énergie, de transition, de Russie.
Un conseiller européen les rejoint.
Les alliances se tissent, les idées circulent.
Scène 2 : Trilatérale, 2008
La crise financière vient d’éclater.
Dans une salle de conférence à Tokyo, un banquier français explique la situation européenne.
Un économiste américain prend des notes.
Un Japonais propose une réforme du FMI.
Rien n’est décidé ici, mais tout s’influence.
Scène 3 : CFR, 1999
Un jeune chercheur français présente un papier sur l’euro.
Dans la salle, un futur secrétaire d’État américain l’écoute attentivement.
Vingt ans plus tard, ils se retrouveront à Bruxelles, autour d’un café.
Conclusion : un pouvoir diffus, mais réel
Ces organisations ne dirigent pas le monde.
Elles ne votent pas de lois, ne signent pas de traités, ne contrôlent pas d’armées.
Mais elles influencent.
Par les idées.
Par les réseaux.
Par les rencontres.
Elles sont les coulisses de la mondialisation, les salons où se croisent ceux qui, demain, prendront les décisions visibles.
Macron dans les réseaux mondialistes : le récit
Chapitre 1 — Le jeune inspecteur des finances qui observe en silence
Nous sommes au début des années 2000.
Emmanuel Macron n’est encore qu’un jeune inspecteur des finances, brillant, discret, déjà repéré par ses pairs.
Il fréquente les cercles parisiens où se croisent hauts fonctionnaires, banquiers, intellectuels.
Il écoute plus qu’il ne parle.
Il apprend les codes.
À cette époque, il n’est pas encore dans les réseaux transnationaux, mais il en approche les portes.
Chapitre 2 — Rothschild : le sas d’entrée vers les élites globales
Quand il rejoint la banque Rothschild, tout change.
Il découvre un monde où les frontières n’existent plus vraiment :
les deals se négocient à Londres, les dîners se font à New York, les conférences à Davos.
C’est là qu’il rencontre des dirigeants de multinationales, des responsables politiques étrangers, des économistes de premier plan.
Il n’est pas encore “dans le club”, mais il est dans l’antichambre.
Chapitre 3 — Bilderberg 2014 : la scène fondatrice
C’est en 2014 que tout bascule.
Le Groupe Bilderberg organise sa réunion annuelle à Copenhague.
Parmi les invités :
- des ministres,
- des PDG,
- des stratèges américains,
- des responsables européens,
- et… un jeune ministre français de l’Économie, encore peu connu du grand public : Emmanuel Macron.
Il n’est pas là par hasard.
Il est repéré.
Il incarne une nouvelle génération : pro-européenne, libérale, technocratique, à l’aise dans la mondialisation.
Dans les couloirs, il discute avec des patrons de la tech américaine, des banquiers, des commissaires européens.
Il séduit.
Il impressionne.
Il écoute.
Il comprend comment ces réseaux fonctionnent.
Pour beaucoup d’observateurs, cette participation est un moment clé de son ascension.
🔺 Chapitre 4 — La Trilatérale : les passerelles européennes
Macron n’est pas membre de la Commission Trilatérale, mais plusieurs de ses proches y gravitent :
- Jean Pisani-Ferry
- Pascal Lamy
- Laurence Boone
- Jean-Claude Trichet
Ces personnalités, qu’il connaît ou consulte, sont des piliers de la réflexion transatlantique.
Elles participent à façonner l’environnement intellectuel dans lequel il évolue.
🏛️ Chapitre 5 — L’Élysée : du réseau à la présidence
Quand il arrive à l’Élysée en 2017, Macron n’est plus un invité.
Il devient un acteur central de ces réseaux.
Il retrouve, dans les sommets internationaux, des visages croisés à Bilderberg ou dans les cercles économiques mondiaux.
Il parle leur langue :
celle de la coopération, de l’intégration européenne, de la régulation globale, de l’innovation technologique.
Il n’est pas “leur candidat”, comme certains le fantasment.
Mais il est de leur monde : celui des élites transnationales, mobiles, connectées, polyglottes.
🌐 Chapitre 6 — Macron vu de l’étranger : un président globalisé
Dans les capitales occidentales, Macron est perçu comme :
- un Européen convaincu,
- un interlocuteur naturel des grandes entreprises mondiales,
- un président à l’aise dans les forums internationaux,
- un dirigeant qui comprend les enjeux technologiques et financiers.
Il est souvent invité dans les cercles de réflexion internationaux, même s’il ne participe plus à Bilderberg en tant que président (les chefs d’État en exercice y vont rarement).
🎙️ Épilogue — Macron, produit ou acteur de la mondialisation ?
Emmanuel Macron n’est pas un “mystère”.
Il est le prototype d’une génération politique qui a grandi dans un monde globalisé, qui a été formée dans les grandes écoles, qui a travaillé dans la finance internationale, et qui a été repérée par les réseaux transatlantiques.
Il n’est pas “contrôlé” par ces organisations.
Mais il en maîtrise les codes, il en partage les références, et il en utilise les connexions.
C’est ce qui explique à la fois :
- son aisance sur la scène internationale,
- et la méfiance qu’il suscite chez ceux qui rejettent la mondialisation.


