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Brigitte Bardot, Femme Vie Liberté

Brigitte bardot

Ode à l’Énergie Indomptable — pour Brigitte Bardot et toutes les femmes qui se lèvent

Il y a des femmes qui ne naissent pas dans un siècle,
mais dans un souffle.
Des femmes qui ne suivent pas le monde,
mais qui le déplacent d’un battement de cils.

Brigitte Bardot fut de celles-là.

Elle n’était pas seulement un visage,
ni un corps offert aux regards d’une époque trop étroite.
Elle était une faille dans le mur,
une brèche de lumière dans un monde saturé de Yang,
où l’on croyait pouvoir enfermer le féminin
dans des corsets de convenance et des silences polis.

Elle a marché pieds nus sur les certitudes,
elle a ri au nez des dominations tranquilles,
elle a laissé ses cheveux libres comme une mer d’été,
et soudain, des millions de femmes ont senti
que quelque chose en elles respirait à nouveau.

Car le féminin véritable —
pas celui des rôles, des règles, des attentes —
mais celui du souffle, du désir, de la présence,
ne se laisse jamais étouffer longtemps.
Il attend, il couve, il brûle doucement,
puis un jour il se lève,
et rien ne peut l’arrêter.

Aujourd’hui, à des milliers de kilomètres,
d’autres femmes, d’autres Bardot sans caméra,
relèvent la tête sous un ciel plus dur.
Elles dévoilent une mèche de cheveux
comme on brandit un drapeau.
Elles marchent dans la rue
comme on traverse un siècle.
Elles défient la mort
pour rappeler au monde
que la vie ne se négocie pas.

Leur courage est le même souffle,
la même onde,
la même vérité que celle qui fit trembler
les salons bien-pensants des années 60.

Car l’énergie féminine n’est pas une douceur fragile.
C’est une force souterraine,
une marée,
un retour du monde à lui-même.
On peut la contraindre, la voiler, la juger, la punir,
mais jamais la dissoudre.

Elle revient toujours.
Par une actrice qui refuse de se taire.
Par une jeune fille qui refuse de baisser les yeux.
Par une génération qui refuse de disparaître.

Brigitte Bardot s’en va,
mais ce qu’elle a incarné demeure :
la flamboyance du Yin quand il se souvient de sa puissance,
la liberté qui traverse les frontières,
la beauté qui n’a rien à voir avec le regard des autres,
et tout à voir avec la vérité d’être.

À toutes celles qui se lèvent,
à toutes celles qui osent,
à toutes celles qui brûlent encore :
le monde vous doit son souffle.