Les contradictions humaines dont personne ne parle (sauf moi)
L’être humain est une créature fascinante.
Il veut le calme mais allume les notifications.
Il veut la simplicité mais complique tout.
Il veut être libre mais exige des règles.
Bref : nous sommes des poèmes incohérents déguisés en adultes responsables.
Voici un petit florilège de nos contradictions préférées :
-
Nous voulons la vérité, mais seulement si elle nous arrange.
Dès que la réalité n’est pas compatible avec nos croyances, hop : théorie alternative, débat passionné, phrase de grand sagesse copiée sur une image floue.
C’est notre manière de dire : « J’aimerais comprendre, mais pas trop ». -
Nous voulons changer, mais sans rien changer.
Nous rêvons d’un monde nouveau, mais pas de modifier nos habitudes.
Le progrès : oui.
L’effort personnel : non merci, j’ai un truc. -
Nous voulons être uniques, mais entrer dans le moule.
On veut être différent, mais pas trop, juste assez pour se sentir spécial sans attirer l’attention.
C’est une gymnastique mentale que seuls les humains savent pratiquer. -
Nous voulons la paix intérieure… tout en lisant l’actualité.
Chaque matin, nous réitérons ce rituel : se plaindre du chaos mondial tout en consommant la dose quotidienne de chaos mondial.
C’est un peu comme chercher le sommeil en écoutant un marteau-piqueur. -
Nous voulons le bonheur, mais nous adorons râler.
Le bonheur fait peur.
Râler, c’est confortable.
C’est connu.
C’est comme un vieux pull : moche mais rassurant.
Le plus beau dans tout ça ?
Nos contradictions ne sont pas des défauts : ce sont des preuves de vie.
Le monde serait terriblement ennuyeux si nous étions cohérents.
La contradiction, c’est l’étincelle qui fait de nous des créatures un peu folles, un peu belles, profondément humaines.
Et tant qu’à être contradictoires, autant l’être joyeusement.
