PIFAS ! La nouvelle panique officielle
Depuis des années, une étrange confrérie s’est donné une mission quasi divine : sauver la planète… de nous-mêmes.
Ils parlent au nom de la Terre, de la Science, de l’Avenir et probablement aussi des bébés phoques.
Ce sont les écologistes autoproclamés, grands prêtres modernes de l’apocalypse climatique.
Leur méthode est simple :
- Trouver un mot scientifique inquiétant.
- Le répéter partout.
- Ajouter un soupçon d’Apocalypse.
- Et surtout… culpabiliser le peuple.
Souvenez-vous de leurs anciens succès.
Il y eut d’abord le fameux trou dans la couche d’ozone.
Une sorte de gouffre céleste censé nous transformer en grillades humaines. On allait mourir brûlés vifs à cause… des bombes de laque et des déodorants.
La tragédie cosmique était annoncée.
La fin de l’humanité capillaire.
Et puis, miracle : le trou a commencé à se refermer.
Disparu presque aussi mystérieusement qu’il était apparu.
Silence radio.
Pas de mea culpa, pas de remise en question.
La catastrophe suivante attendait déjà dans les coulisses.
Ensuite vint la grande croisade contre le diesel.
Pendant trente ans on nous avait expliqué que c’était un carburant moderne, efficace, économique.
Puis, du jour au lendemain, le verdict est tombé :
Le diesel est devenu l’ennemi public numéro un.
Les boomers en Renault, les artisans, les livreurs, les retraités ruraux… tous promus empoisonneurs de la nation à cause des fameuses microparticules.
Les villes ont dressé leurs barrières morales et administratives :
zones interdites, vignettes, taxes, culpabilisation permanente.
Mais l’industrie de la peur ne peut jamais s’arrêter.
Elle a besoin d’un nouveau monstre régulièrement.
Et le voilà.
Le mot qui va bientôt résonner dans tous les studios de radio, sur tous les plateaux télé et dans tous les discours ministériels :
PIFAS !
Oui.
PIFAS.
Répétez-le doucement pour vous habituer :
PIFAS.
Les polluants éternels.
Un mot parfait : scientifique, inquiétant, presque mythologique.
Ils sont partout.
Dans l’eau.
Dans les emballages.
Dans les poêles.
Dans les vêtements imperméables.
Dans les mousses anti-incendie.
Et probablement dans votre tartine.
Vous pensiez vivre tranquillement dans votre petit confort moderne ?
Erreur.
Vous êtes comme Monsieur Jourdain, qui faisait de la prose sans le savoir.
Vous baignez dans les PIFAS depuis des décennies… sans le savoir.
Mais rassurez-vous : maintenant vous allez le savoir.
Les médias vont le répéter matin, midi et soir.
PIFAS !
Les experts invités sur les plateaux vont hocher la tête gravement.
PIFAS !
Les ministres annonceront de nouvelles normes.
PIFAS !
Les administrations inventeront des formulaires.
PIFAS !
Et vous, brave citoyen, découvrirez soudain que votre vie quotidienne est un crime écologique permanent.
Car dans cette grande liturgie moderne, il faut toujours un coupable.
Et ce coupable, comme d’habitude…
c’est vous.
Vous qui conduisez.
Vous qui consommez.
Vous qui chauffez votre maison.
Vous qui utilisez une poêle antiadhésive sans penser au destin de la planète.
Bienvenue dans le monde nouveau :
un monde où chaque semaine apporte sa nouvelle apocalypse réglementaire.
Hier le trou d’ozone.
Hier encore le diesel.
Aujourd’hui les PIFAS.
Et demain ?
Qui sait.
Peut-être découvrira-t-on que respirer produit du CO₂.
Dans ce cas-là, préparez-vous.
Les experts travailleront déjà sur la solution.
Probablement une taxe sur l’air expiré.
Mais en attendant, souvenez-vous du mot sacré :
PIFAS !
PIFAS !
PIFAS !


